Massif du Blayeul

A partir de Digne, la découverte du Massif du Blayeul et de ses sites géologiques remarquables.

article Blayeul : velodrome

Réserve Naturelle Nationale Géologique de Haute-Provence

Longtemps marqué par l’exode rural, il retrouve aujourd’hui un second souffle avec l’arrivée de nouveaux habitants et la création d’activités économiques innovantes tout en conservant un cadre naturel et culturel intemporel. Les vallées du Bès et de la Bléone font partie du territoire de la Réserve géologique de Haute-Provence qui est la plus grande réserve géologique d’Europe.Les vallées à l’entour du Blayeul possèdent des paysages grandioses : clues, falaises abruptes, plateaux balayés par les vents, etc. La Bléone et le Bès, deux torrents tumultueux qui prennent leur source au pied de sommets enneigés, enserrent le massif boisé et sombre du Blayeul. À l’écart des grands axes de communication, à la fois provençal et alpin, c’est un pays préservé.

Organisme de protection et de valorisation du patrimoine géologique, la Réserve Naturelle Nationale Géologique de Haute-Provence est aussi un acteur du développement économique local et en particulier d’un développement touristique durable et raisonné. C’est dans ce contexte qu’elle a aménagé douze parcours de découverte accessibles à tous autour de sites d’exception comme la dalle aux ammonites ou le panorama du Vélodrome.

Zoom sur quelques sites d’exception

La dalle aux ammonites est le plus célèbre site de la Réserve géologique.

La dalle aux ammonites de Digne-les-Bains

article Blayeul : dalle aux amonitesSa renommée dépasse les frontières du pays dignois, puisque les japonais se sont intéressés à elle : à Kamaishi, un musée abrite désormais une copie de la dalle.
Elle compte sur 320 m2 plus de 1 550 ammonites. Ces ammonites sont de grande taille et les plus grosses ont un diamètre de 70 cm. Leur nom scientifique est Coroniceras multicostatum. Cette espèce permet de dater la dalle d’environ 200 millions d’années (Jurassique inférieur).
Les coquilles de ces ammonites se sont accumulées sur un ancien fond marin. Elles y ont été recouvertes par d’épais sédiments. Ces anciens dépôts vaseux et les restes de coquilles se sont au cours des millions d’années transformés en roche et en fossiles.
Durant l’ère tertiaire la région connaît un bouleversement avec la surrection de la chaîne alpine. C’est ainsi que la dalle se trouve maintenant à plus de 600 m d’altitude avec une pente de 60°.

L’ichthyosaure était l’un des plus impressionnants d’entre eux. Son nom vient des termes grecs ikhthus : poisson, et sauros : lézard, car il ressemble à un poisson mais appartient à l’ordre des reptiles.
La forme de son corps, très hydrodynamique rappelle celle du requin ou du dauphin. Ses quatre membres transformés en palettes natatoires, son aileron dorsal et sa queue bilobée lui assuraient une grande rapidité de déplacement. Sa respiration pulmonée l’obligeait à venir prendre régulièrement de l’air à la surface. Les ichthyosaures ont disparu vers la fin de l’ère secondaire, il y a environ 90 millions d’années, avant même l’extinction de tous les grands reptiles voilà 65 millions d’années. Sans doute, ont-ils été remplacés par les mosasaures, de nouveaux grands prédateurs marins. L’ichthyosaure de La Robine est âgé d’environ 185 millions d’années. Après sa mort, il a été recouvert d’une boue gorgée d’eau et d’un voile bactérien qui a protégé son squelette. Puis cette boue s’est chargée en roche et le squelette fossilisé prisonnier de la gangue rocheuse a été conservé.

Réserve Naturelle Nationale Géologique de Haute-Provence
http://www.reserves-naturelles.org/geologique-de-haute-provence

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