Rocher d'Ongles ©Philippe LerouxRocher d'Ongles ©Philippe Leroux

La Route Jean Giono

J'ai envie > La Route Jean Giono

La Route Jean Giono est un itinéraire routier littéraire et touristique autour de la
montagne de Lure, montagne mythique dans la vie et l’œuvre de l’un des plus
grands écrivains du XXe siècle : Jean Giono.

Cet itinéraire de 152 km emprunte de petites routes départementales à l’écart de la grande circulation, qui peuvent se parcourir en voiture, à vélo ou à moto, traversant une partie des Alpes de Haute Provence, du Vaucluse et de la Drôme.

Au fil de ce périple touristique et littéraire, vous découvrirez des villages pittoresques, classés et souvent perchés sur leur promontoire, des paysages grandioses, le « Haut-Pays » décrit par l’écrivain.

A découvrir à Manosque : la maison de l’écrivain et le Centre Jean Giono.

Le Paraïs, maison de Jean Giono, et le Centre Jean Giono permettent de découvrir et promouvoir l’écrivain et son œuvre. Ces deux lieux, incontournables et complémentaires, proposent aux publics des visites, des expositions et des actions culturelles hors-les-murs : balades littéraires, lectures, spectacles, activités pédagogiques…

Pour rejoindre Banon et la Route Jean Giono depuis Manosque

Pour relier la Route Jean Giono à Manosque, la ville où naquit l’écrivain et où il vécut toute sa vie, une bretelle de 38 kilomètres permet de rejoindre Banon, en suivant au plus près le cheminement de la « patache » dans le roman Regain ainsi que celui que Giono parcourut à pied en 1935 pour conduire son groupe de fidèles et d’admirateurs dans sa montagne de Lure.

Route Giono Le Contadour ©Michel Boutin

Journée et +

Carte de La Route Jean Giono

Carte La route Jean Giono

Entre Luberon et Haute Provence, le village médiéval de Banon, situé au sommet du bourg, est délimité par les vestiges des remparts de l’ancien château.

La réputation du village de Banon est due à la beauté des paysages, en été surtout avec les champs de lavande d’un bleu violet qui s’étendent sur de vastes domaines, et à son fromage communément appelé « le Banon ».

A découvrir : la montée Elzéard-Bouffier « le héros modeste et magnifique de l’homme qui plantait des arbres », la vieille ville médiévale et sa porte à mâchicoulis du xive siècle et l’incroyable librairie « Le Bleuet ».

C’est ici, à Banon, que le petit Giono, à l’âge de 11 ans, fit la première halte de son fameux voyage initiatique autour de la montagne de Lure. C’est du moins ce qu’il raconte à l’occasion d’une interview : son père lui aurait dit « je vais te donner cinq francs et tu vas faire avec ces cinq francs le voyage le plus long que tu pourras ».

Ce plateau sauvage du Contadour qui s’appuie au nord sur la crête de Lure, Giono et ses amis le parcouraient souvent à l’occasion de leurs mémorables séjours.

L’écrivain y a situé de nombreux passages de son roman Regain, il le fait traverser par le cavalier Angélo dans Le Hussard sur le toit, il y a tourné l’essentiel de son film Crésus. Depuis, nombreux sont les cinéastes qui ont immortalisé ce cœur de la Provence de Giono.

En Drôme provençale, sur le plateau d’Albion, entre le Mont-Ventoux, Lure et le Luberon la famille Blanc vous propose de découvrir le château de la Gabelle ferme fortifiée du 13ème siècle ses terres, ses traditions, ses produits locaux issu pour partie de la ferme biologique.

Dans son roman Ennemonde et autres caractères, Giono parle encore de cette fameuse daube dans laquelle, dit-il, on ajoutait « parfois du renard, mais gentiment et seulement pour le fumet ». L’écrivain raconte encore, que, la nuit venue, les habitants du plateau s’y retrouvaient pour s’adonner à un terrible jeu de cartes, le jeu de l’Arrêt où deux adversaires engagent tout ce qu’ils possèdent.
« Le berger joue son bâton, son chien et sa houppelande ; un patron lui fait face avec sa ferme entière ».
Il s’agit là, bien entendu, d’une histoire inventée par Giono qui ajoute « voilà le divertissement par excellence ».

Aurel est au cœur de ce que Giono appelait « Le Haut-Pays » ce plateau de Haute-Provence à cheval sur les Alpes de Haute Provence, le Vaucluse et la Drôme.
A découvrir : ses portes magnifiques, ses ruelles charmantes qui montent jusqu’au château, son clocher aux tuiles vernissées.

Le peintre marseillais Ambrogiani qui vécut ici, à Aurel, coucha les couleurs de cette partie de la Provence sur des toiles lumineuses et illustra un texte de Giono, Le Haut-Pays, premier titre que l’écrivain avait donné à son roman Ennemonde et autres caractères.

Au débouché des gorges lunaires du Toulourenc et de ses marmites du diable, le château d’Aulan fait son apparition, tout droit sorti d’un conte de fées. Seule demeure privée des Baronnies ouverte à la visite, le château d’Aulan recèle de nombreux souvenirs de famille des Suarez d’Aulan, en particulier sous Napoléon III. Il est construit sur un éperon rocheux dominant la vallée du Toulourenc.

Giono s’y rendait à vélo depuis le Contadour pour rencontrer son propriétaire, le Comte d’Aulan. Lorsque l’écrivain fit sa connaissance, il le trouva occupé à labourer ses terres avec deux paires de bœufs. Aristocrate attaché à la terre et à son patrimoine familial, le comte avait une forte personnalité.

Ce pittoresque village de la Drôme provençale est classé parmi les « les plus beaux villages de France ». Blotti entre le Mont-Ventoux et la Montagne de Lure, le village est également une station de remise en forme et de bien.

A découvrir : la vieille ville, son église du XIIe siècle et ses beaux vitraux, la tour de l’horloge, son château en ruines, le sentier des fontaines…

Quand il rendait visite au comte d’Aulan, Giono faisait une halte à l’hôtel des voyageurs et toute la région lui était familière depuis le fameux Gour des Oules jusqu’au col de l’Homme Mort qui permet de basculer directement du versant sud au versant nord de la montagne de Lure, reliant le plateau d’Albion à la vallée du Jabron.

C’est dans ce petit village que Giono situe la rencontre de son héros Angélo avec les premiers cholériques dans Le Hussard sur le toit.

L’architecture des fermes, villages et hameaux qui s’égrènent tout le long de la rivière après les Omergues, de Curel au hameau des Brochiers en passant par Lange avaient séduit le réalisateur qui avait trouvé ici sa Provence de Giono parfaitement intacte.

Située en Provence, la vallée du Jabron doit son nom à la rivière qui la traverse : le Jabron qui prend sa source au Col de la Pigière pour se jeter aux Bons Enfants dans la Durance. Une vallée où il fait bon vivre !

En remontant la vallée du Jabron, vous pourrez admirez les vestiges médiévaux du vieux Noyers ou encore quelques ruines du vieux village de Bevons.

Église du vieux village de Noyers ©AD04-Thibaut Vergoz

Cette chapelle dont la construction date du xie siècle est un vestige remarquable de l’art roman primitif, elle serait la plus ancienne église de Provence. En très mauvais état dans les années 1960, elle fut consolidée et restaurée grâce, entre autres, à une souscription lancée par un comité de sauvegarde.
Très attaché au patrimoine architectural de la Provence, Jean Giono faisait partie du Comité d’honneur de cet appel.
En découvrant ce monument niché dans un vallon plutôt austère, on appréciera l’harmonie, la simplicité et la pureté des volumes de la chapelle Saint-Donat, aujourd’hui classée Monument Historique.

A découvrir la Maison d’Histoire et de Mémoire aménagée dans le château, propose une très intéressante exposition « Ils arrivent demain » qui rend hommage aux anciens harkis et à leurs familles ainsi qu’aux habitants du village qui les ont accueillis en 1962, à la fin de la guerre d’Algérie.

Ce pittoresque hameau blotti sur son rocher, a été photographié des milliers de fois y compris par des professionnels qui ont édité des cartes postales emblématiques de la Haute-Provence et aussi de la Provence de Giono.

Pour aller plus loin

En savoir plus avec le Centre Jean Giono : www.centrejeangiono.com

porta. ut non adipiscing felis libero

Pin It on Pinterest